Une peau de platane: l’émergence d’une nouvelle identité

Vous les avez vu le long des rues, à la ville ou à la campagne. L’été venu, leur peau change, se craquelle. Parfois de larges blocs d’écorce se détachent et atterrissent au sol. Et où est le rapport avec le Yoga?

Ces jours-ci les après-midi sont ensoleillés, et chauds. On se croirait en été. Et ça me fait penser aux platanes, à la mue des platanes.

Et à notre pratique. Le yoga est censé assouplir mon corps, alléger mon esprit, bonifier mon caractère, avec le temps. Et parfois, après des mois [des années] de pratique, on se demande ce qui a évolué. Tiens, pour toi ami lecteur, qu’est ce que a changé depuis que tu pratiques?

Parfois on a l’impression que rien ne change, ou si peu. Et là mes amis, je repense au platane. Pendant que la nouvelle couche se prépare, de l’extérieur on ne voit rien. Comme s’il ne se passait rien. Et pourtant ça travaille, ça construit, en silence.

Et puis un jour, quand la nouvelle couche est assez forte pour vivre d’elle même, elle fissure la couche dépassée. D’abord à un endroit, ici, et puis là. Un temps les deux cohabitent, pendant que l’ancienne résiste encore; mais en quelques jours la messe est dite; la nouvelle pea s’est installée. C’est inexorable, vient alors le temps où l’on peut dire « les choses anciennes sont passées, toutes sont devenues nouvelles ».

Des fois dans notre pratique, parfois dans nos interactions avec les autres, on peut se demander si on progresse. Et bien c’est comme le platane. Remplacer des anciens automatismes, pour certains innés, pour d’autres cultivés pendant 25 – 30-40 ans, ça demande  #1 de construire, brique par brique, couche par couche, de nouveaux automatismes. Et #2, que les nouveaux automatismes soient suffisamment forts pour prendre le relais.

ebahi par la mue nouvelle peau expulse ancienne peau

Et puis un beau jour, ah! Oh! Je suis peut-être encore colérique, mais la virulence et la toxicité de ma colère a diminué. J’ai encore peur de l’incertain, et je dis un peu plus bonjour aux inconnues dans la rue. Et alors, encore, je retourne à mon tapis. C’est là mes amis, que je construis la prochaine couche.

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